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Biodiversité en Méditerranée : comment agir ?

Biodiversité en Méditerranée : comment agir ?

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La Méditerranée, qui représente moins de 1% de la surface océanique mondiale, est un point chaud de la biodiversité, abritant plus de 17 000 espèces ! Comment la coopération entre secteur privé, recherche et startups peut se réinventer à l’aube de la crise sanitaire et renforcer ses actions conjointes en faveur de la biodiversité ?

Réunir différentes parties prenantes pour cadrer le sujet et identifier les apports et les besoins de chaque type d’acteur est essentiel avant de se lancer dans une démarche de recherche ou d’innovation multi-acteurs ! Retour d’expérience de l’atelier que nous avons animé sur la thématique Agritech & biodiversité dans le cadre de l’événement Emerging Valley, le hub des innovations émergentes entre l’Europe et l’Afrique en avril 2021.

1- PRIORISEZ LES ENJEUX. VOUS NE POUVEZ PAS TOUT TRAITER !

Chercheurs, financiers, entrepreneurs sociaux, incubateurs étaient réunis pour définir et s’aligner sur les axes prioritaires :

  • Sensibilisation & formation sur les enjeux sociétaux liés à la biodiversité et les changements à l’œuvre (dégradation des habitats, teneur en oxygène…) mais aussi aux approches et programmes d’innovation multi-acteurs. Il s’agit d’identifier les cibles, les relais d’opinion (les élus locaux ne sont pas assez sensibilisés par exemple) et les experts qui réaliseront cette sensibilisation/formation.

  • Impacts sur la biodiversité ou mettre la biodiversité au cœur des enjeux : la biodiversité n’est pas une variable d’ajustement, il n’est pas durable de faire des compromis sur sa préservation. Il est nécessaire d’établir des indicateurs pour “mesurer” la biodiversité et orienter les solutions vers des solutions fondées sur la nature (nature-based solutions), plus rentables et durables.

  • Pêche durable et préservation des écosystèmes maritimes : les fonds marins sont détruits par la pêche et les ancres marines, la prospection minière; les demandes des industries pet food et cosmétique en farine de poisson accentuent la surpêche et font peser un risque de sécurité alimentaire en local. Parmi les solutions identifiées : promouvoir l’aquaculture dans une logique d’économie régénérative, généraliser les aires de protection maritimes, promouvoir les labels pêche / aquaculture durable, accompagner les organisations de pêcheurs artisanaux.

  • Consommation et production durable en Méditerranée : promotion d’approches  écosystémiques (maraîchage + aquaponie) pour mutualiser les ressources et des chaînes de valeurs agro-écologiques (permaculture) pour limiter les intrants chimiques déversés dans la mer, favoriser la traçabilité et circuits-court, le e-commerce local, la valorisation des déchets agroalimentaires et la conservation de l’eau douce, l’optimisation de l’irrigation et l’innovation sur la culture d’insecte (lever les freins techniques, culturels, et réglementaires)

2 - IDENTIFIEZ VOS FORCES ET VOS BESOINS, ET CELLES ET CEUX DE VOS PARTIES PRENANTES

Au sein de notre atelier, 5 besoins communs ont été identifiés :

  • Assurer la dimension multi-acteurs (secteurs académique, entrepreneurial, institutionnel, et politique au sens d’ancrage territorial), perçue comme indispensable pour assurer un bon soutien/développement des projets

  • Construire un cadre commun pour permettre d’initier et développer les échanges en partant sur les mêmes bases et faire comprendre aux autres parties prenantes ses enjeux et ses besoins

  • Définir un langage commun, notamment entre les acteurs scientifiques et les autres parties prenantes : la notion d’ocean literacy est au coeur de la décennie pour les océans (2020-2030)

  • Définir des objectifs communs 

  • Valoriser la dimension d’opportunités win-win pour l’ensemble des acteurs pour convaincre

Quant aux besoins et aux forces spécifiques pour chaque acteur :

  • Les chercheurs apportent les connaissances et prennent en charge l’effort de recherche et de transmission. Ils ont besoin d’accès aux financements, d’une assistance administrative pour répondre aux appels à projets, d’un soutien en gestion de projet et mécénat scientifique et d’un cadre d’open innovation pour construire les collaborations multi-acteurs

  • Les entrepreneurs apportent des propositions en termes de modèle économique pérenne; ils ont besoin en revanche de zones d’expérimentation et démonstration (que peuvent apporter les instituts ou collectivités territoriales) et d’apports financiers (mécénat de compétences, compléments d’apports, fonds d’amorçage)

  • Les financiers peuvent proposer des produits et services financiers en termes de soutien et d’accompagnement aux porteurs de solutions, inciter leurs clients à être plus vertueux dans leurs activités, apporter un réseau pour permettre de répliquer et passer à l’échelle des solutions. Ils ont besoin d’un effort de sensibilisation pour embarquer l’ensemble des parties prenantes et les inciter à s’engager vers une transformation des modèles. 

Ce travail préparatoire avant d’agir est crucial et nécessite un soutien en facilitation, avec des méthodologies éprouvées. 

Vous êtes une entreprise, un institut de recherche ou une collectivité désireux d’intégrer les questions et critères de développement durable à vos axes stratégiques d’innovation ?

SoScience vous propose des ateliers collaboratifs pour co-définir des sujets stratégiques d’innovation responsable afin de lancer votre programme d’innovation ouverte.

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