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Aide à l’innovation responsable : par où commencer ?

Table des matières

Aide à l'innovation responsable : par où commencer pour obtenir un financement ?

De plus en plus d’entreprises veulent faire de l’innovation responsable mais n’ont pas les budgets pour explorer des pistes nouvelles !

Dans cet article, retrouvez des éléments clés pour vous aider à débloquer des financements sur vos projets d’innovation responsable

 

Aide à l'innovation responsable : de quoi parle-t-on ?

L'innovation responsable, ce n'est pas de la RSE mais de la recherche et innovation

Vous êtes une entreprise industrielle avec des capacités R&D ou nécessitant des partenaires de recherche ?

Il est essentiel pour vous de comprendre que l’innovation responsable ce n’est pas simplement réduire vos impacts négatifs.

L’innovation responsable c’est repenser vos process et produits pour transformer votre activité et faire de votre organisation un acteur indispensable demain :

  1. Être en capacité d’attirer les clients et les talents
  2. Accéder aux matières premières
  3. Produire de façon décarbonée
  4. Répondre à des enjeux essentiels à vos futurs clients
 

Les sujets associés à ces questions sont légion :

L'innovation responsable n'est pas de la RSE

L’importance de l’innovation responsable pour assurer vos revenus et vos actifs

Avant de chercher une aide à l’innovation responsable via des financements extérieurs, comment priorisez-vous les investissements sur ces enjeux cruciaux, qui affectent à moyen et long terme votre activité ?

L ‘innovation responsable est un moyen de sécuriser vos actifs et vos revenus futurs. C’est aussi un moyen de créer de la valeur, en ce qu’elle permet de :

  • Enrichir votre modèle d’affaires (services, adaptation aux particularités locales, offres intégrées, circularité, …)
  • Explorer de nouveaux marchés et territoires d’innovation en adressant des problèmes par nature indispensables et urgents, les problèmes sociétaux et environnementaux.
  • Apporter une préférence de marque et une différenciation indispensables pour l’attractivité commerciale et des talents.
 

L’innovation responsable est un moteur de votre stratégie business, un outil de gestion de risques, d’économies de coûts et d’optimisation de la performance pour vous aider à pérenniser votre développement économique.

L’innovation responsable relève donc des CAPEX et repose sur de l’innovation en profondeur.

Il est donc logique d’investir des sujets d’innovation qui permettent de :

  • Pallier un risque de pertes (revenus ou actifs)
  • Saisir une opportunité de revenus ou de gain potentiel (nouveaux marchés, nouveaux clients)
  • Éviter des surcoûtS ou coûts associés à des évolutions à venir (charges, dépenses et investissements)
 

Et les enjeux sociétaux et environnementaux représentent tout cela, des risques de pertes, des coûts importants en cas de retard ou d’inadaptation à des évolutions rapides et des opportunités.

Les freins internes au financement de l'innovation responsable

Le désalignement structurel et le cloisonnement des lignes budgétaires

Le fonctionnement des entreprises par silo est un frein à l’action et à l’ambition des projets d’innovation transverses, à moyen terme. Les Business units sont très souvent en compétition les unes avec les autres, chaque manager défend son budget propre, notamment dans les organisations décentralisées. Le réflexe est de dire “tout ce qui concerne le groupe au global doit être porté par le corporate”.

Et si le corporate porte la vision stratégique à moyen et long terme, ce sont les BU qui doivent implémenter le changement en continu et intégrer les innovations rapidement pour des raisons d’efficacité.

Les freins internes au financement de l'innovation responsable

Lorsqu’on parle d’innovation on parle donc souvent projets, et on demande aux métiers et business units de financer ces projets d’innovation car ce sont elles qui portent les problèmes.

En théorie, les BU sont plus agiles mais elles sont limitées en investissement. En outre, elles se concentrent sur des innovations court termes et donc n’anticipent pas assez pour assurer une réelle innovation différenciante vis-à-vis des clients. Ce en quoi la quête d’un financement par une aide à l’innovation responsable devient stratégique. 

Cela peut conduire à négliger les investissements long terme qui sont déterminants pour la pérennité de l’activité.

  • La R&D finance les sujets long terme et travaille via des partenariats de recherche qui ont des temps longs (partenariats académiques ou consortium, chaires, thèses, EIT, etc.). Les projets sont pensés entre acteurs d’un même secteur, avec un même prisme technique.
  • Les BU financent l’innovation court terme, il faut des solutions quasi sur étagère, prêtes à être intégrées. L’innovation des BU est réactive et incrémentale, elle n’anticipe pas les besoins des clients.
  • L’open innovation a rarement des budgets, elle est en soutien des équipes R&D et business. S’il n’y a pas de solution en interne, on acquiert de l’innovation à l’extérieur : veille, acquisition ou joint venture, brevet ou partenariats.
 

Les enjeux n’ayant pas la même échelle de temps, les deux piliers de l’innovation technique (recherche et remontées terrain) peinent à collaborer pour innover sur les enjeux moyen et long terme, alignés avec les attentes de vos clients, et qui seront les relais de votre croissance demain.

▶️ Insight : ne laissez pas votre innovation dépendre de financements externes, de cycle long, de consortium fermés et lents.

Faciliter le début de financement interne

La recherche d’une aide à l’innovation responsable passe aussi par la fluidification de la communication entre R&D et business, et la facilitation de co-financements des projets

Voici 5 conseils pour vous aider à financer des projets d’explorations d’innovation responsable.

5 étapes clefs pour structurer vos process d’innovation responsable

  1. Interroger le terrain et faire remonter les use cases pilotes : collecter les problèmes et besoins que vos équipes identifient au contact de vos clients, alignés avec les objectifs stratégiques au niveau corporate et les feuilles de route techniques R&D.
    Ce travail peut se faire en format sprint, jusqu’à 2 mois maximum via des interviews, des questionnaires, des ateliers, selon la taille de votre organisation, la fluidité de la communication interne, la réactivité et disponibilité des équipes et les relations avec vos clients.

    • Exemple 1 : une BU a besoin de renouveler un contrat avec un client qui a un besoin d’innovation potentiellement déployable sur d’autres BU de son côté. La BU seule n’a pas le budget pour innover, la R&D prend trop de temps, or, vous pourriez lui proposer de co-innover afin d’apporter un service innovation, vous différencier et renforcer la valeur de votre offre.
      => Comment être réactif et agile sur un tel problème ?
    • Exemple 2 : vous avez un client qui pourrait être intéressé par d’autres solutions de votre groupe, vous avez besoin d’améliorer la communication entre vos régions / métiers pour apporter des offres globales.
      => Comment collecter rapidement en interne vos solutions qui peuvent intéresser un client à l’autre bout du monde ?
    • Exemple 3 : vous avez besoin d’innover sur un sujet technique mais ce n’est pas la priorité aujourd’hui et pourtant c’est une façon d’être présent demain sur de nouveaux marchés.
      => Comment explorer ces pistes rapidement à moindre coûts ?

  2. Identifier les enjeux communs à différents business units, clients et métiers, sur lesquels ils souhaitent se mobiliser. Par exemple, un atelier de 3h peut aider à prioriser ces sujets sur la base du travail précédent.

  3. Prioriser : voter via un comité mixte (BU-corporate + critical friends externes) et selon une grille de critères à la fois économique (potentiel de marché et duplication, interne ou côté clients), technique (niveau de TRL, potentiel d’innovation, besoins pour accélérer le TRL), à impact (coefficient de risques côté environnemental et sociétal, projection d’impact) et au potentiel de collaboration (identifier les partenaires et financements possibles).

  4. Enclencher : valider un début de financement interne, au niveau corporate et des BU pilotes. Nice to have : mandater les équipes terrains pour obtenir un co-financement client lorsque c’est possible.

  5. Explorer et lancer le pilote : communiquer sur votre enjeu auprès de vos écosystèmes d’innovation en vue de collaborer. L’objectif est d’identifier des partenaires engagés, partageant votre enjeu, prêt à co-investir à vos côtés.

▶️ Ces étapes peuvent se faire en 6 mois. Le rythme et la bonne préparation des engagements de chaque acteur (interne corporate / terrain + externe) sont des facteurs clefs de succès dans la mise en place de telles explorations..

▶️ Ce qu’il faut retenir : il y a un enjeu à structurer des financements pour porter ces projets qui alignent vision stratégique et innovation. Il est important de ne pas laisser l’innovation responsable être portée à droite et à gauche, selon les opportunités, les envies et les individus, mais de systématiser des cycles d’explorations sur des enjeux d’innovation forts et transformer en profondeur vos pratiques d’innovation

Les leviers de financement externes pour l’exploration d’innovation responsable

Une fois que vous êtes entrés dans un processus d’aide à l’innovation avec un début de financement, il vous sera plus facile de faire effet de levier grâce aux financements publics (nationaux ou européens) et en activant des co-financements privés (partenaires).

Les leviers de financement externe pour l’exploration d’innovation responsable​

Aide à l'innovation responsable grâce aux guichets de financement publics

▶️ A prendre en compte :

  • Le ratio temps vs. les difficultés à obtenir le financement.
  • S’il n’y a pas de financement, il y aura peu de chance de produire de l’innovation (exemple avec Michelin et le consortium européen BlackCycle)
  • Si l’on attend de sécuriser un financement, on freine le processus d’innovation.
  • Mutualiser les investissements en s’alliant avec des acteurs alignés sur vos enjeux d’innovation est une option à considérer !

Les différents guichets de financement

Il existe, en particulier en France, mais aussi au niveau européen, divers guichets de financement pour soutenir des projets de recherche à l’origine de votre innovation responsable, selon leur niveau de maturité.

Attention : de plus en plus, ces guichets, requièrent d’expliciter l’impact social et environnemental des projets de recherche. En particulier au niveau européen où 100% des financements par exemple dans le dispositif Horizon Europe, exigent de préciser le « chemin vers l’impact » de votre projet.

L’innovation responsable est un objectif européen.

Les dispositifs pour financer tout au long du continuum de recherche et innovation

En France, différents dispositifs permettent de financer tout au long du continuum de recherche et innovation.

▶️ NDLR : la liste suivante présente les principaux guichets de financement disponibles en 2024. Ces dispositifs évoluent souvent et des appels à projets spécifiques sont parfois lancés en fonction des priorités stratégiques.

Nous vous  recommandons de consulter régulièrement les sites des organismes financeurs pour avoir les informations les plus à jour.

Nous vous recommandons également de vous faire accompagner par des experts (cabinets de conseil en innovation, pôles de compétitivité, agences de développement économique) afin de vous aider à identifier les dispositifs les plus adaptés à votre projet et optimiser les chances d’obtenir ces financements.

a) Pré-maturation et maturation 

Les financements de pré-maturation permettent de financer le passage de la recherche fondamentale aux développements technologiques.

En général, les travaux de pré-maturation concernent :

  • La validation initiale d’une idée ou d’un concept scientifique
  • L’évaluation du potentiel de transfert technologique
  • La réalisation de premières expériences ou simulations
  • L’identification des verrous technologiques à lever
  • L’analyse préliminaire des applications potentielles et du marché
  • La préparation de la stratégie de propriété intellectuelle

 

Ces financements permettent de réduire les risques associés aux projets innovants et de préparer le terrain pour des phases ultérieures de maturation et de développement.

Les guichets et acteurs référents sur ces financements sont :

  • Les programmes de pré-maturation des SATT (Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies), financement de travaux de validation du potentiel d’une invention issue de la recherche publique.
  • Les Fonds national de valorisation (FNV) géré par l’ANR : ce fonds soutient les projets émergents à fort potentiel de valorisation.
  • Programme Emergence de l’ANR : ce programme vise à soutenir les projets de recherche en phase de pré-maturation.
  • Les organismes de recherche ont également leur programme interne de pré-maturation (CNRS, INRIA, CEA par exemple). Si votre projet est mené en collaboration avec un chercheur de ces organismes, suffisamment en amont, le chercheur peut en bénéficier.
  • Financements régionaux : certaines régions proposent des dispositifs de pré-maturation pour soutenir l’innovation sur leur territoire.

b) Preuves de concept et prototypage 

Ces financements sont plus souvent des subventions et avances remboursables.

  • Les financements peuvent être régionaux, vous pouvez vous rapprocher des IRT (consultez l’AFCRT Association Française des Centres de Ressources Technologiques afin de vous aider à identifier les ressources au niveau local, notamment si vous êtes une PME).
  • Concours d’innovation i-Nov de Bpifrance
  • Aide au développement deeptech de Bpifrance
 

Les financements de recherche partenariale peuvent également contribuer à co-financer les projets de recherche :

c) Développement et industrialisation

En 2024, les principaux financements pour le développement et l’industrialisation de projets innovants en France sont les suivants :

  • Les Programmes d’Investissements d’Avenir (PIA4), sur les domaines suivants : Transition écologique, compétitivité de l’industrie, numérique, santé.
  • Le Fonds pour l’Innovation et l’Industrie (FII) sur les sujets Intelligence artificielle, Nanoélectronique, Stockage d’énergie et Cybersécurité.
  • Aides à l’innovation de Bpifrance (dont l’Aide pour le Développement de l’Innovation)

L'aide à l'innovation responsable par les dispositifs fiscaux ou le soutien à la commercialisation

L'aide à l'innovation responsable par le biais de dispositifs fiscaux
Il existe aussi des dispositifs fiscauxCrédit d’Impôt Recherche (CIR) et Crédit d’Impôt Innovation (CII)
pour soutenir les dépenses de R&D et d’innovation, des aides régionales ou encore le dispositif i-demo.
 

Enfin, d’autres aides concernent la phase de commercialisation. 

  • Prêts d’amorçage de Bpifrance.
  • French Tech Seed.
  • Fonds d’investissement sectoriels (ex : fonds SPI pour l’industrie).
 
a) Horizon Europe
  • European Innovation Council (EIC) Pathfinder (pour la recherche avancée).
  • EIC Transition (pour la validation technologique).
  • EIC Accelerator (pour le développement et la mise sur le marché).
 
b) Autres programmes européens 
  • Programme LIFE (pour les projets environnementaux).
  • Programme Europe Numérique (pour les technologies numériques).
  • InvestEU (pour les investissements stratégiques).
 
c) Instruments financiers de la BEI (Banque Européenne d’Investissement)
  • InnovFin.
  • European Guarantee Fund.
 
d) Programmes de coopération inter-régionale
  • Interreg Europe.
  • EUREKA (dont Eurostars pour les PME).
  • Agence Nationale de la Recherche (ANR) : c’est l’organisme principal de financement de la recherche sur des projets en France. Elle propose des appels à projets dans tous les domaines scientifiques.
  • Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et Crédit d’Impôt Innovation (CII) : ce sont des dispositifs fiscaux qui permettent aux entreprises de déduire une partie de leurs dépenses de R&D de leurs impôts.
  • Conseils régionaux : les régions proposent souvent leurs propres dispositifs de soutien à l’innovation.
  • ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) : elle finance des projets liés à la transition écologique et énergétique.
  • Bpifrance : la banque publique d’investissement offre divers dispositifs de soutien à l’innovation, comme des subventions, des avances remboursables, et des prêts.
  • Fonds européens : des programmes comme Horizon Europe offrent des financements importants pour la recherche et l’innovation à l’échelle européenne.
 
Au niveau européen, il est recommandé encore davantage de passer par des cabinets d’accompagnement afin d’évaluer le temps passé et les chances de succès comme par exemple Zaz Ventures ou FRS consulting.
 

Évaluation d'une demande de financement

Les guichets de financement utilisent leur grille d’analyse pour évaluer la pertinence et l’impact potentiel du projet. Les principaux critères d’évaluation sont encore l’innovation technologiquela viabilité économique et la capacité de mise en œuvre du projet.

Toutefois, la tendance européenne et nationale est d’intégrer des critères environnementaux et sociaux, et sur ce point, il est indispensable de se poser des questions pour renforcer les réponses aux dossiers de financement.

 

Décision et attribution des fonds

  • Après l’évaluation, puis la décision, les projets retenus reçoivent une notification officielle précisant le montant accordé et les conditions associées.
  • Les fonds sont généralement attribués sous forme de subventions, d’avances récupérables ou de prêts à taux zéro

 

Suivi des projets et reporting

  • Les projets financés font l’objet d’un suivi régulier pour s’assurer de la bonne utilisation des fonds et de l’avancement conforme aux objectifs initiaux, incluant des rapports intermédiaires, des visites de site et des évaluations techniques.
  • A la fin du projet, un rapport final est requis pour détailler les résultats obtenus, les impacts réalisés et les leçons tirées. Ce rapport permet de clore le financement et de préparer d’éventuelles demandes futures.

 

Mutualiser les risques et les financements grâce au co-financements privés

La collaboration entre acteurs privés pour cofinancer l’innovation est une stratégie efficace pour dérisquer et mutualiser les investissements.

Les bénéfices sont nombreux :

Partage des risques financiers :

  • Répartition des coûts de R&D entre plusieurs partenaires.
  • Diminution de l’exposition financière individuelle.
  • Possibilité d’entreprendre des projets plus ambitieux.
 

Mutualisation des ressources :

  • Mise en commun des équipements et infrastructures.
  • Partage des compétences et expertises complémentaires.
  • Optimisation de l’utilisation des ressources.
 

Accès à des financements plus importants :

  • Augmentation de la capacité d’investissement globale.
  • Meilleure crédibilité auprès des financeurs publics et privés.
  • Possibilité d’accéder à des dispositifs de financement collaboratifs.
 

Accélération du processus d’innovation :

  • Combinaison des forces de chaque partenaire.
  • Réduction des délais de développement.
  • Atteinte plus rapide du marché.
 

Diversification des perspectives :

  • Croisement des visions stratégiques.
  • Enrichissement des approches grâce à la diversité des partenaires.
  • Identification de nouvelles opportunités de marché.
 

Réduction des doublons et des inefficacités :

  • Évitement des redondances dans les efforts de R&D.
  • Optimisation des processus de développement.
  • Meilleure allocation des ressources.
 

Effet de levier sur les financements publics :

  • Meilleure attractivité pour les dispositifs de soutien public.
  • Accès à des programmes spécifiques aux projets collaboratifs.
  • Augmentation des taux de financement dans certains cas.
 

Création d’écosystèmes d’innovation :

  • Développement de réseaux de partenaires.
  • Renforcement de la compétitivité sectorielle ou territoriale.
  • Émergence de nouvelles filières industrielles.
 

Réduction des risques technologiques :

  • Confrontation et validation des approches techniques.
  • Détection précoce des verrous technologiques.
  • Solutions plus robustes grâce à l’expertise combinée.
 

Meilleure appréhension du marché :

  • Combinaison des connaissances du marché de chaque partenaire.
  • Approche plus globale des besoins des clients.
  • Anticipation des évolutions du marché.
 
En contrepartie, il est important d’anticiper la répartition des bénéfices…
 

Partage des bénéfices potentiels :

  • Répartition des retombées économiques.
  • Valorisation commune des résultats (brevets, licences).
  • Création de valeur partagée.

Gestion collective de la propriété intellectuelle :

  • Définition claire des droits de chaque partenaire.
  • Protection renforcée des innovations.
  • Possibilité de créer un portefeuille de brevets plus solide.
 
Notre conseil : la qualité du consortium de départ, incluant sa diversité d’expertises, est un atout majeur dans les dossiers de financement.
 

Comprendre les attentes des bailleurs de fonds pour élaborer une proposition gagnante

Trois éléments seront à prendre en compte pour les projets collaboratifs (Horizon Europe, certains ARN Science Avec et Pour la Société) et d‘innovation responsable (dossier où les sections impacts sociaux et environnementaux sont déterminants dans la note) :

  • Impact Social et Environnemental : les investisseurs sont de plus en plus sensibles aux projets ayant un impact positif sur la société et l’environnement. Il est essentiel de démontrer comment le projet contribue aux objectifs de développement durable (ODD).
  • Qualité du Consortium : la composition de l’équipe et du consortium joue un rôle clé. Les investisseurs recherchent des équipes solides avec une expertise complémentaire et une capacité de mise en œuvre avérée.
  • Réseau de Soutien et d’Innovation : il est important de montrer que le projet est soutenu par un réseau d’innovation solide, comprenant des partenaires académiques, des institutions publiques et d’autres entreprises innovantes.

▶️ Erreurs à éviter :

  • Un manque de clarté dans la proposition : il s’agit ici de ne pas dissuader les financeurs, d’où l’importance de présenter le projet de manière concise et convaincante.
  • Sous-estimation des risques : ne pas reconnaître ou adresser les risques associés au projet peut nuire à la crédibilité. C’est là où l’intégration des signaux faibles sur l’accès aux ressources, les « risques d’acceptabilité sociale », le coût de l’énergie et autres sujets liés aux transition, sont cruciaux aujourd’hui.
  • Absence de plan de rentabilité : les investisseurs cherchent à comprendre comment et quand ils pourront récupérer leur investissement. Un plan de rentabilité solide sera donc indispensable. Sur des projets de recherche et innovation, identifier rapidement des marchés via des matrices d’opportunités liés aux enjeux sociaux et environnementaux, peut permettre d’identifier des bénéficiaires, des partenaires potentiels et donc des applications plus rapides.

S'inscrire dans une logique de financement en définissant les priorités budgétaires

Les ambitions stratégiques intègrent bien les enjeux de décarbonation de l’industrie, et pour l’heure c’est le focus prioritaire.

Les autres enjeux, de circularité, d’emballage, de réemploi, d’eau et d’énergie ne font pas l’objet d’actions ambitieuses.

Il est donc nécessaire d’avoir une vision systémique. Les entreprises sont prioritairement orientées par les résultats financiers, ce qui est normal. En revanche, la vision court-terme des résultats empêchent de percevoir les risques moyen et long-terme.

▶️ Les crises d’approvisionnement en matières premières et les effets en cascade de 2021-2022 ont souligné un manque d’anticipation et une fragilité des organisations face à des chocs externes.

Les budgets d’innovation doivent être pensés par anticipation et suppose des investissements à la hauteur des ambitions stratégiques de l’entreprise, à long terme.

En ce sens l’innovation responsable s’apparente à un outil qui aide à estimer :

  • Les risques de pertes de revenus.
  • Les gains potentiels.
  • Les surcoûts ou coûts d’adaptation à venir.

Ils ne doivent donc pas être vu comme des dépenses, mais bien comme des coûts, voire des prestations, destinés à favoriser la transformation ou l’émergence de revenus.

Pour décrocher une aide à l'innovation responsable : 4 indispensables à retenir

1️⃣ Avoir, une vision et une ambition stratégique. Le top management (incl. les actionnaires via la board) doit être aligné afin de réconcilier le cœur de métier de l’entreprise aux contraintes planétaires et s’en donner les moyens, humains, financiers et initier des explorations en ce sens.

2️⃣ La nécessité de mobiliser tous les métiers et de créer des ponts afin de faciliter la communication et la collaboration interne.

3️⃣ La mise en place de critères d’impacts sociaux et environnementaux positifs et un processus d’évaluation en amont des projets d’innovation afin de tuer rapidement les idées non durables à moyen ou long terme.

4️⃣ Un changement d’état d’esprit et de pratiques dans le management de l’innovation, vers plus d’anticipation, de collaboration, d’ouverture, d’impact et d’agilité, ce qui ne sont pas les attributs historiques de la culture R&D.

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Témoignage de Mme Sylvie Retailleau, ministre de l’ESR : « Ce que SoScience a préparé depuis de nombreuses années est exactement ce qu’il nous faut aujourd’hui »

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